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From:  Ngoma001@a...
Date:  Mon Sep 23, 2002  11:51 pm
Subject:  Re: [Kongo_Expression] QUE VEULENT LES BAKONGO?[
PASMIEL]

 

Oui mon cher,
IL est très long, le chemin de la liberté.
Salut chez vous,
NGOMA.
---------------
Après avoir lu votre article, je eu le sentiment que malgré tout ce qui peut se dire sur les congolais, malgré la stérilité non seulement des dirigeants au pouvoir au pays, mais aussi et fort malheureusement de la grande majorité de la diaspora, il y quand même de quoi s'émerveiller d'être congolais.

 

Au travers de ta pensée, il n'est pas difficile de déceler que l'espoir pour un Congo nouveau, prospère existe et fermente dans les coeurs de ceux qui ont la capacité de penser demain, de ceux qui en fait aiment le Congo comme ils s'aiment eux-mêmes, malgré les affres du présent.

 

Que les croassements de cette surpopulation qui ne pensent en fait qu'à ce qu'elles peuvent se tailler au Congo et que leur jalousie poussent souvent à trouver - Dieu sait par quel ingéniosité - de quoi baver, au tant qu'ils peuvent, sur tout sujet laissant croire qu'au bas peuple que les mirages qu'ils proposent constituent le salut national.

 

Rappelez-vous toujours la longue et difficile marche du vaillant peuple Sud africain et de cette parole rafraîchissante de Mandela:"long est le chemin de la liberté".


>From: Ngoma001@a...
>Reply-To: Kongo_Expression@yahoogroups.com
>To: congokin_opinions@y..., CONGOTRIBUNE@yahoogroups.com,
>Kongo_Expression@yahoogroups.com
>CC: Congo@y...
, frontsurviedemocratiecongo@yahoogroups.com
>Subject: [Kongo_Expression] QUE VEULENT LES BAKONGO?[ Vile,Ghonda,Maswana]
>Date: Mon, 23 Sep 2002 11:10:09 EDT

Mon Cher Vile ,
IL y a des gens qui pour des raisons qui leur sont propres sont en train de crier sur tous les toits que les Bakongo seraient piques par la mouche de la balkanisation , de l'autonomie , du séparatisme ou de la "katanganisation " du Bas-Congo. Alors que le vrai débat dans les milieux politiques Bakongo ne se situe que dans la forme de l’Etat, de la mise en place d'un système
représentatif une fois la paix revenue au pays, le partage équitable du patrimoine national par voie de décentralisation de l'appareil économique du pays.

Tout ce que nous voulons dire est que dorénavant nous allons examiner
sérieusement toutes les matières que le gouvernement porte a la
consommation
du public, et a la consommation du peuple Kongo pour ce qui nous concerne.

Nous allons commencer à examiner sérieusement toute rethorique, matière, promesse et actions qui relèvent de la chose publique, de la res publica.

Le peuple congolais, et non seulement les Bakongo, je suppose, a droit a une lecture intelligente du présent pour s'assurer un avenir meilleur mon cher
Vile.
L'époque de "olinga , olinga te , ozali na kati ya MPR" est révolue. Nous
n'avions
jamais , dans notre passivité collective pris le temps d'examiner
sérieusement
l'institutionnalisation du MPR comme parti Etat , ainsi que la consolidation
du pouvoir politique et économique au sommet de l'état. Et même lorsque
l'édifice avait commence à s'effondrer ,des voix avaient continué à
s'élever pour chanter
à la gloire du guide éclairé. Nous refusons de sombrer une fois de plus
dans
ce
genre de schémas suicidaires , comme des moutons de panurge

Les quelques espoirs de paix qui se pointent actuellement à l'horizon
doivent
interpeller le congolais à approcher l'avenir avec un certain degré
d'analyse
intelligente.
Joseph Kabila avait une fois dit : "une fois la paix revenue au Congo ,
les congolais seront libre de voter sur la forme de l'Etat qui leur
convient"
, et nous
au Bas-Congo avons confiance qu'il va délivrer sur sa promesse.

Salutations fraternelles ,
NGOMA
> -------------- ------------ --------
Cher Ngoma,

Pouvez-vous nous expliquez la signification de votre phrase ci-
dessous?
>------------------------------------------------------
>"Dorénavant , nous ne pourrions nous prononcer qu'en connaissance de
>cause. C'est à dire , après avoir examine sérieusement tous les
>aspects de la République.
>------------------------------------------------------

Je continue a suivre vos différentes prises de position dans le cadre
de votre association "NE KONGO", une association de tendance
irrédentiste. N'est-il pas décourageant pour tous ceux qui, comme
moi, ancien membre de Congokin, ont appris depuis plusieurs années à
apprécier vos aptitudes intellectuelles ainsi que celles de Londa,
vous voient aujourd'hui claironner pour des projets séparatistes!

Il est erroné de croire que c'est l'Unité des congolais au sein
d'une république qui est à la base de tous nos malheurs. Ces sont
plutôt les individus a la tête de cette République qui ont trahi les
aspirations de tous les congolais en sabotant l'émergence des
pouvoirs institutionnels. Parmi ces individus ne retrouve-t-on pas
aussi des Bakongo, notamment Kasavubu?

Certes, nous souhaitons la démocratie c-à-d un régime de
gouvernement dont le pouvoir se rapporche du peuple, afin de mieux
servir ce dernier.

Néanmoins, nous ne cesserons jamais de repeter que nous ne devrions
pas confondre la distance géographique de la distance entre le peuple
et les hommes au pouvoir. Le peuple de la Guinée équatoriale
croupit sous la dictature de l'enfant de Mathias Ngwema alors que ce
pays n'est même pas aussi grand que le Bas-Congo! La division du pays
n'est donc pas une garantie que la démocratie régnera dans les
republiquettes.

L'économie globale dicte le regroupement des entités géographiques au
sein des gros ensembles politico-économiques devant constituer des
marches intérieur viables et compétitifs. C'est pour cette raison que
les pays Européens ont forme leur Union. C'est pour cela que les USA,
le Canada et le Mexique ont forme leur union. C'est pour la même
raison que les pays africains tentent de former des unions notamment
la SADEC.

Il est donc illogique que pendant que la roue du progrès tourne
dans le sens de regroupement des peuples au sein des grands ensembles
économiques, les sécessionnistes ne pensent qu' à balkaniser le
Congo et mettre définitivement fin a l'existence de l'Etat
Congolais. Ensuite ces sécessionnistes solliciteront une adhésion à
une union avec le Congo et avec l'Union africaine. Les sécessionnistes
cherchent le pouvoir; c'est tout.

Certes, nous ne pouvons que dénoncer toute répression aveugle à
l'endroit du peuple non arme, notamment répression sauvage qui avait
eu lieu a l'endroit des manifestants au Bas Congo. Par ailleurs, nous
savons que le peuple kongo a trop souffert et ne profite pas des
ressources exploitées au Bas Congo. Cependant existe-t-il une ethnie au
Congo qui aurait été épargnée de la répression et des pillages qui
sont les caractéristiques des régimes sultaniques?

Plutôt que d'apporter leurs appuis aux divisions territoriales qui
ne permettront que l'émergence des nouveaux sultans, les congolais de
toutes les ethnies devraient penser a se mettre ensemble, se serrer
les coudes dans la lutte ultime pour se débarrasser une fois pour
toutes de tous les régimes intérieurs et externes qui les
oppressent et les exploitent.

Je vous invite donc a dire ensemble avec nous les lumumbistes:
A BAS LA DICTATURE INTERNE! A BAS L'OCCUPATION ETRANGERE! A BAS LE
SEPARATISME! VIVE LA REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO ET LE PEUPLE
CONGOLAIS INDIVIS, UNI A JAMAIS POUR SON DESTIN!

Patriotiquement,

Pierre Vile-Linda Sula.

>--- Dans
congokin_opinions@y..., Ngoma001@a... a écrit
> > QUE VEULENT LES BAKONGOS ?
> > ---------------------
C'est parce qu'un seul oeil deforme la réalité. Nous allons d'abord
regarder
avec
l'oeil droit , puis avec l'oeil gauche. Dorénavant , nous ne
pourrions
nous prononcer qu'en connaissance de cause. C'est à dire , après avoir examine sérieusement tous les aspects de la République.
NGOMA

Ø       > ---------------------
> > QUE VEULENT LES BAKONGO?
> >
> > Le Phare (Kinshasa)
> >
> > 9 Août 2002
> > Publié sur le web le 9 Août 2002
> >
> > Z.m. Prudence
> > Kinshasa
> >
> > Pour la première fois depuis le 30 juin 1960, date
> > sacrée qui devait
> > être le témoin du bonheur, du serment de liberté que
> > nos aïeux nous
> > ont légués après âpres luttes, les Bakongo ont bougé.
> >
> > Beaucoup de questions ont été posées aux responsables
> > et adeptes
> > de "Bundu dia Kongo", cette secte politico-religieuse,
> > qui a pignon
> > sur rue dans le Bas-Congo et ailleurs, sur les
> > motivations qui ont
> > déterminé l'organisation de la marche pacifique du 22
> > juillet 2002,
> > réprimée dans le sang, rappelant éloquemment les
> > méthodes honnies de
> > la deuxième République.
> >
> > A-t-elle été autorisée, cette marche ? Si oui,
> > pourquoi une marche
> > pacifique doit-elle se terminer dans le sang ? Si non,
> > cette seule
> > raison est-elle valable pour faucher des vies humaines
> > ?
> >
> > Dans les deux cas un vrai responsable politique doit
> > pousser sa
> > réflexion plus loin au lieu de se contenter des
> > solutions faciles.
> >
> > Monsieur MUANDA NSEMI, le chef spirituel et politique
> > de BUNDU dia
> > KONGO et la personne qui parle aujourd'hui au nom des
> > Bakongo, n'a
> > jamais caché ses pensées qu'il exprime abondamment à
> > travers ses
> > écrits disponibles sur la place publique. A les lire,
> > il n'ont pas
> > l'air qu'on veut leur donner à cause de ce qui s'est
> > passé le
> > 22/7/2002. Il faut corriger les injustices là où elles
> > existent,
> > gérer les frustrations et assumer les contradictions,
> > c'est cela
> > aussi être au pouvoir.
> >
> > Les Bakongo sont réputés pour leur pacifisme et leur
> > capacité
> > particulière de cohabiter. Ceux qui les connaissent
> > mal assimilent,
> > sans réserve, le pacifisme Kongo à la lâcheté, les
> > kinois les
> > traitent quelques fois de "yuma", avec humour
> > évidemment.
> >
> > Or, personne n'ignore que ce peuple, mal connu, n'est
> > nul autre que
> > celui-là même qui, dès 1955, s'était levé le premier
> > contre la
> > colonisation belge au Congo pour réclamer
> > l'indépendance du pays
> > alors que très peu de personnes pensaient qu'une telle
> > entreprise
> > pouvait porter des fruits.
> >
> > Les Bakongo y croyaient dur comme fer, faisant foi aux
> > prédictions de
> > Simon KIMBANGU, leur Prophète vénéré qui, dès 1921
> > déjà, avait prédit
> > la libération du pays dans 40 ans.
> >
> > Les colons belges reconnaissaient en ce peuple ultra
> > nationaliste,
> > pacifique et travailleur, les caractéristiques d'un
> > idéalisme basé
> > sur la foi en Dieu (NZAMBI MPUNGU), la justice et la
> > liberté.
> >
> > Le nom "KONGO" ou "KONGU" signifie en effet "IDEAL" ou
> > encore "BUT".
> > la satisfaction de la vie d'un Mukongo n'est atteinte
> > que lorsqu'il
> > atteint le "BUT". Ce que le Mukongo cherche, de jour
> > et de nuit,
> > c'est ce " BUT" ou " KONGO ".
> >
> > Les Bakongo ont-ils atteint le but ?
> >
> > C'est la question fondamentale qu'il faut se poser
> > pour comprendre
> > les motivations des actes actuels des pacifistes
> > Kongo.
> >
> > D'après le Prophète Simon KIMBANGU, les Bakongo
> > devaient être libres
> > et heureux après l'indépendance, "comme l'étaient les
> > blancs chez
> > nous". " Le Noir devait devenir Blanc".
> >
> > Malheureusement, après 42 ans d'indépendance, rien n'a
> > été fait dans
> > ce sens. Au contraire, devant la misère actuelle,
> > certains
> > souhaiteraient revivre la période coloniale, malgré
> > les souffrances
> > de la captivité. Du moins le minimum vital était
> > assuré, pensent-ils
> > à tort ou à raison.
> >
> > Aujourd'hui, en examinant la situation politique
> > congolaise, il
> > appert que rien ne présage un horizon meilleur, au
> > regard du
> > comportement désinvolte et égoïste de nos gouvernants,
> > plus enclins à
> > se le mettre pleins les poches, à caser les leurs et à
> > brader les
> > richesses nationales au nez et à la barbe d'un peuple
> > paupérisé à
> > jamais.
> >
> > A l'époque de la dictature mobutiste, de triste
> > mémoire, cinq erreurs
> > majeures avaient été commises contre les Bakongo : 1.
> > La délimitation
> > de la province du Bas-Congo en l'imputant d'une partie
> > des Bakongo
> > vivant dans l'actuel Bandundu était une manière de
> > réduire à la
> > portion congrue un peuple qui était déjà amputé, par
> > le fait injuste
> > de la colonisation de ses populations vivant dans
> > l'actuel Congo
> > Brazzaville et le nord de l'Angola.
> >
> > 2. L'exclusion de la vraie langue kikongo comme l'une
> > des quatre
> > langues nationales, à l'instar du swahili et du
> > tshiluba, au profit
> > d'un parler fantaisiste et inconsistant nommé Kituba,
> > proche du
> > lingala, et pratiqué à Matadi, Boma et Kikwit. Pour
> > les Bakongo,
> > c'était une manière d'ignorer la culture de la plus
> > grande partie de
> > sa population qui ne parle pas cet argot créé par les
> > commerçants
> > blancs de l'ancienne époque.
> >
> > 3. Au droit du plus méritant, le Mobutisme a remplacé
> > le principe de
> > l'équilibre régional dans l'enseignement supérieur et
> > dans la
> > distribution des postes de responsabilité à tous les
> > niveaux, pour
> > freiner l'élite Kongo considérée à l'époque comme
> > étant en avance sur
> > celles d'autres provinces.
> >
> > 4. La falsification de l'histoire nationale basée sur
> > l'éloge
> > immérité à tous les profiteurs de la confusion
> > politique, reléguant
> > les leaders Kongo aux oubliettes de l'Histoire, reste
> > omniprésente
> > dans l'esprit et l'imaginaire collectif des Bakongo.
> >
> > 5. L'institution de la territoriale des
> > non-originaires, avec à la
> > clé, des gouvernants incompétents se comportant comme
> > en territoire
> > conquis, imposant leurs modes de vie, leurs langues et
> > leurs
> > mauvaises manières à un peuple idéaliste et
> > progressiste, a parachevé
> > l'oeuvre de déstabilisation de la Province de Simon
> > KIMBANGU, KIMPA
> > VITA et Joseph KASA-VUBU.
> >
> > Dans l'entre-temps, le bien-être des populations n'a
> > jamais été le
> > leitmotiv des gouvernants, écrasants, sans coup férir,
> > toute velléité
> > de contestation. C'est la loi du plus fort,
> > c'est-à-dire, celle de
> > celui qui est le mieux protégé par le pouvoir de
> > Kinshasa.
> >
> > Le pouvoir central lui-même, corrompu par nature,
> > n'avait pas des
> > critères objectifs connus pour responsabiliser des
> > personnes à la
> > tête des entités politico-administratives ou des
> > entreprises de
> > l'Etat. La fidélité au "Guide ", les aptitudes à la
> > danse et
> > l'appartenance régionale étaient, semble-t-il, des
> > critères
> > suffisants.
> >
> > Qu'a apporté l'après Mobutisme aux Bakongo ?
> >
> > Dans l'entendement général des Bakongo, après Mobutu
> > égal avant
> > Mobutu. Tous les espoirs suscités par la fin de
> > l'ancien régime ont
> > progressivement été laminés par des comportements
> > politiques
> > anachroniques qui transpirent étrangement ceux que
> > l'on a détestés et
> > exécrés pendant l'interminable régime de la deuxième
> > République:
> > absence de démocratie, incurie, intolérance, mauvaise
> > gestion,
> > clientélisme.... Tout ce qu'on a décrié par la
> > Conférence Nationale
> > Souveraine est revenu au galop.
> >
> > La lutte des pacifistes menée par tout le peuple et
> > incarnée par E.
> > Tshisekedi a été tournée en eau de boudin, avec une
> > détermination
> > affichée du régime Kabiliste de vouloir l'éradiquer à
> > tous prix.
> >
> > L'éviction, pour des motifs politiques jamais
> > expliqués, du
> > Gouverneur FUKA UNZOLA n'a fait que préciser les
> > appréhensions d'un
> > peuple qui recommençait à espérer et qui ne jure que
> > par le
> > développement de sa province ou de ce qu'il en reste.
> >
> > Par ailleurs, il est difficile pour un peuple, quel
> > que pacifique
> > qu'il soit, de supporter pendant longtemps
> > l'humiliation de ses fils
> > arrêtés et traînés en prison pour avoir mené des
> > actions qui n'ont
> > causé ni mort d'hommes, ni viols, ni vols, alors qu'à
> > l'opposé des
> > personnes bien connues, qui ont déclenché des guerres
> > atroces ayant
> > causé des nombreuses victimes humaines, notamment des
> > femmes et des
> > enfants, sont considérées aujourd'hui comme des
> > princes, des
> > incontournables dans la politique nationale.
> >
> > De l'arrestation du fameux "Roi Kongo" à la
> > séquestration de vieux
> > leaders Abakistes, qui luttent pacifiquement pour la
> > réhabilitation
> > des droits de leur peuple, les Bakongo regardent
> > inquiets l'évolution
> > de la situation politique nationale, scrutant
> > l'horizon de la
> > malchance avec philosophie, révolte et tentent de
> > conjurer le mauvais
> > sort.
> >
> > Que recherchent les Bakongo ?
> >
> > De l'avis général des Bakongo qui ont l'avantage de
> > s'exprimer sur
> > ces sujets, il se dégage des revendications simples
> > qui nécessitent
> > une réflexion approfondie pour un politicien
> > responsable :
> >
> > 1 . De la concentration du Pouvoir Politique Tout le
> > monde est d'avis
> > qu'on ne peut plus rien à attendre d'un pouvoir trop
> > centralisé et
> > personnalisé siégeant à Kinshasa avec une classe
> > politique
> > irresponsable, qui ne sait donner aucune réponse
> > valable aux attentes
> > d'une population aussi patiente que Dieu, le Créateur.
> > Il n'est pas
> > normal et justifié qu'un pays grand comme un
> > sous-Continent soit
> > administré à partir d'un seul point, avec une
> > organisation aux
> > contours mal définis ou mal compris.
> >
> > Pour les Bakongo, ayant tenté l'expérience de 42 ans
> > d'un unitarisme
> > stérile, il est temps de tenter le fédéralisme, comme
> > l'a recommandé
> > la C.N.S.. Celui-ci (le fédéralisme) devrait permettre
> > à chaque
> > peuple ou groupe des peuples plus ou moins homogènes,
> > de s'organiser
> > à partir de ses racines, en fonction de ses besoins,
> > préoccupations
> > et schèmes de pensée.
> >
> > Il est évident que lorsqu'une recette échoue pendant
> > 42 ans, c'est
> > irresponsable de continuer à l'essayer sous le
> > prétexte fallacieux du
> > danger de l'éclatement du pays. D'ailleurs, pour les
> > Bakongo, en 42
> > ans d'existence du Congo indépendant, les sécessions
> > et les désordres
> > ne sont jamais venus d'eux.
> >
> > 2. De la légitimité du pouvoir à Kinshasa Les Bakongo
> > sont convaincus
> > que la légitimité du pouvoir à Kinshasa ne peut
> > provenir que des
> > élections organisées dans toutes les provinces sous
> > l'égide de l'ONU.
> > Ces élections auront pour avantage d'assainir la scène
> > politique et
> > de crédibiliser le pouvoir central . Les négociations
> > politiques ont
> > démontré avec éloquence leurs limites. Il faut que le
> > pouvoir vienne
> > de la base et non pas du sommet de 1'Etat.
> >
> > Nos hommes politiques ont prouvé qu'ils n'ont pas le
> > même idéal et ne
> > peuvent donc pas se réunir dans le cadre d'un
> > programme politique
> > commun qu'ils sont par ailleurs incapables d'élaborer.
> >
> > 3. De la Démocratie pluraliste Les Bakongo exigent une
> > réelle
> > démocratie basée sur la liberté, le travail, la
> > justice distributive
> > et la paix. Ils attendent de ce fait la libération de
> > tous leurs
> > leaders emprisonnés injustement alors que les
> > véritables criminels
> > politiques et économiques circulent librement et
> > continuent à
> > régenter la scène politique nationale et que certains
> > sont même
> > entretenus avec l'argent du contribuable congolais,
> > cent fois
> > appauvris par ces mêmes politiciens.
> >
> > Il n y a aucune raison qui pourrait justifier un tel
> > comportement,
> > pas même la situation de guerre qui sévit à l'Est du
> > pays dont les
> > vrais responsables ne sont jamais inquiétés.
> >
> > 4. De la coexistence pacifique Les Bakongo sont
> > d'accord de vivre en
> > bonne intelligence avec tout le monde comme par le
> > passé, mais
> > exigent d'être maîtres de leur destin. C'est pourquoi,
> > ils ne
> > comptent plus tolérer longtemps l'imposition des
> > mandataires ou des
> > gestionnaires qui ne reçoivent pas préalablement leur
> > quitus, sous le
> > prétexte d'un nationalisme suranné et anachronique.
> >
> > Le pouvoir politique doit laisser les mains libres aux
> > Bakongo
> > d'exalter leur culture et leur vie sans entraves ni
> > intimidation.
> > C'est dans ces conditions seulement qu'on peut freiner
> > la montée
> > sérieuse du fondamentalisme chez les Bakongo.
> >
> > Si le pouvoir politique actuel ne fait pas attention à
> > cette
> > situation, il sera seul responsable des conséquences
> > qui pourront
> > s'en suivre. Car, les Bakongo sont pacifiques, mais
> > lorsqu'ils
> > commencent une lutte, ils ne cèdent pas facilement.
> > L'exemple du
> > Kimbanguisme et de bien d'autres mouvements spirituels
> > qui pullulent
> > dans cette province après avoir bravé par tous les
> > moyens, les
> > restrictions des lois coloniales en font foi. C'est en
> > cherchant à
> > utiliser les mêmes méthodes basées sur les
> > arrestations arbitraires
> > qu'on nourrira mieux ce fondamentalisme sur fond des
> > revendications
> > légitimes.
> >
> > Un homme averti en vaut deux, sinon plus.

 

(A SUIVRE…. POUR LIRE PLUS, CLIQUEZ ICI : Que veulent les Nekongo ? (2))

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