|
"Les
richesse naturelles du Congo appartiennent à l'humanité et les congolais
sont là par hasard et ne savent pas l'exploiter, pourquoi les laisser
pourrir; si nous tuons 27 millions de congolais, ils seront suffisamment
faibles pour ne plus réclamer quoi que ce soit", WASHINGTON POST
Honorables
Kongo,
Yake
mua pasi samu beto kuenda na n’tuala, samu n’singa yina fuana yikikisa
mayele
na betu kele tete ya kuzengana zengana, pe yake pasi samu na kulonda yau.
Les
Bakongo, le gouvernorat (je dirais plus, le gouverneur car c’est lui plus
que
les deux autres qui détient le vrai pouvoir selon l’organisation
administrative
actuelle), l’Etat congolais, l’intelligentsia Kongo, la
communauté
internationale, personne n’a un réel souci social, économique et
environnemental
de notre chère et possible belle province. Nous vivons sous le
coup
de l’indifférence et de l’insouciance, maquillés par des discours sans
réalisations,
et je ne parle pas de m’fuma car il est encore trop jeune, mais de
toutes
ces organisations Kongo qui, disant lutter pour la province (Quelle lutte
?)
n’ont jamais réussi à avoir une influence réelle sur le sort de la
province.
J’ai
remarqué que, dès qu’on parle emphytéose, tout le monde dégaine son arme
quelle
que soit la marque (fédéraliste, kimpuanziste, pro collaborationniste,
etc…),
ensuite chacun rentre dans son sommeil léthargique.
J’ai
déjà dis, sur cette place, que ce « Moanda project » me faisait rire car
c’est
un pic à nos rêveries intemporelles comme si la vie était-t-elle éternelle
et
qu’il suffisait de bâtir le Bas-congo dans ses rêves pour se satisfaire du
travail
accompli.
Revoici
la situation exacte et non exhaustive des parties visibles de la
province
et de là on peut faire des projections pour l’arrière pays :
1 Embouchure
:
-Les
maboto, Mon frère Londa, n’existent plus depuis longtemps !!! car ce
produit
qui est rare, prisé et cher en Europe n’a pas été développé chez nous,
puisqu’il
demande une technicité de décorticage que seul les indiens maîtrisent,
pour
pouvoir accéder aux marchés occidentaux (voir la revue marchés tropicaux).
Donc
oublie ça.
-La
pollution, un dossier existe depuis plus de dix ans (voir François BULISI
(alliwoyo
Kin)), ce dossier est connu de l’Etat congolais depuis l’époque de
Mobutu
(où était kembukuswa), mais il n'intéresse personne jusqu’à ce jour, seul
green
peace peux nous aider.
-Mangrove,
un montant 21 millions USD est disponible tous les ans auprès de l’UNESCO
pour la protection des mangroves dans le monde (en tant que lieu le
plus
adapté pour la reproduction des espèces aquatiques) Moanda ne reçoit pas un
franc
parce que personne ne plaide pour lui, tout l’argent va au Brésil, Gabon,
etc….
(Voir Yvette Kaboza ou Alphonsine PASI à l’UNESCO Paris (j’ai l’ai appris
d’elles
lors d’une réunion de la Mission de l’UNESCO à Kinshasa 2003, je compte
d’ailleurs
passer les voir comme je suis en Europe. Les mangroves sont devenus
aujourd’hui
sources de bois de charbons (Je repense encore aux années soixante
quand
je passais toutes mes vacances au village Mamputu, la chasse aux crabes
dans
les mangroves était mon sport favoris sur les plages de Tompo).
-Energie
: Moanda n’a pas d’électricité d’’INGa (il n’y a pas de lignes HT), les société
pétrolières ont parait-il acheté deux groupes électrogènes pour renforcer
le faible courant actuel, mais ces appareils traînent encore en Afrique du
Sud faute de moyen (Voir Mampuya Emmanuel bras droit du Vice Gouv
Fuka
qu m’en a parlé et qui est très au courant),
-Moanda
n’est pas accessible par route (Le vice Fuka lorsqu’il était le principal
de la province avait convaincu les pétroliers de financer la réhabilitation
de cette route (ils ont donné leur accord de principe à raison de 7.5
millions USD/an et 15 M usd suffisait pour la rendre praticable) mais ses successeurs
n’ont pas continué les négociations
-L’érosion
de la coté Atlantique a déjà dépassé la côte d’alerte sans qu’une
initiative
ne se fasse.
- Le
Kakongo est coupé du monde et son café et cacao pourrit en foret faute de
moyen
de transport
- Les
pêcheurs de Moanda peuvent avoir de la baleine qui croisent depuis quelques
années dans les eaux territoriales et vous connaissez la valeur de ses ailes
; mais faute d’organisation, la qte péchée est très faible pour faire des bonnes
affaires.
Demain
je vous ferais la suite en commençant par Boma qui s’enlaidit de plus en plus
et le Mayombe dont une récente étude démontre qu’avec 100 M USD son économie
peut repartir.
Conclusion,
je pense que l’emphytéose est une vue de l’esprit universitaire, il n’est
pas mauvais comme sujet pour doctorant ou rêves pour révoltés congolais ou étrangers
qui vit ou voit la mort du Bas congo, et il ne faut pas l’empêcher par des
discours, car on n’injurie pas un promoteur immobilier qui chercher à racheter
votre parcelle que vous ne savez pas entretenir, mais plutôt parlez lui des
projets que pouviez réaliser si vous aviez eu de l’argent comme lui et vous
ferez un débat constructif
Imaginez
que le Bas Congo reçoive un prêt de 1 G Usd et que nous décidons de creuser
un canal Boma-Tshela pour évacuer toute production, réhabiliter toutes les
plantations de Cacao du Mayombe et en créer d’autres dans les Cataractes
pour entrer dans la cour des grands, relancer les élevages des cataractes,
produire
des tilapias dans touts les Bas Congo pour contrer les Thomson de la mer du
nord et de la Namibie, acheter des bateaux passagers pour Moanda-Matadi,
Construire le tronçon Kimpese Malanga avec des vrais bacs pour Luozi,
relier une route Manianga-Kinzao, réhabiliter les grottes et jardins des
cataractes et Lukaya, réorienter l'agriculture de la Lukaya pour court
circuiter certains produits des grandes consommations qui viennent de
l’étranger à destination de Kinshasa, réhabiliter la distribution du
courant dans toutes les grandes agglomérations, construire deux quais en
eau profondes et racheter des vrais
dragues
pour le fleuves afin de court-circuiter Pointe noire,
lancer
la région dans des grandes plantations de mono cultures intensives destinés
à l’export, etc, etc…, en trois ans quel sera le visage du Bas Congo et
cinq ans plus tard ne pourrions nous pas amorcer le remboursement de ce
Giga dollars et n’avons-nous pas toutes les ressources humaines pour cela ?
Ceci
est un rêve c’est vrai, mais nous réfléchissons déjà à la mise en place
d’une chambre de commerce et d‘industrie de Moanda pour avoir une structure
formelle et pratique de réflexion et d’élaboration de projets.
Mers
frères, arrêtons de pleurer et préparons les esprits, non plus pour les
discours et les textes travaillés, mais pour travailler et bâtir, c’est
pourquoi je lance souvent un appel au scientifiques ingénieurs et
techniciens de cette province de nous mobiliser et commencer à se
rencontrer, prenons le pouvoir
économique
pour améliorer la situation sociale et environnementale afin de permettre
qu’un jour nos discoureurs puissent avoir le vrai pouvoir politique pour
peser sur la scène nationale
|