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Sam Mangwana est le dernier des grands chanteurs Congolais encore en vie. Plusieurs sources disent qu’il naquit à Kinshasa en 1945 des parents d’origine angolaise de la région de San Salvador (Mbanza Kongo). Notons ici que certaines voix affirment que Sam Mangwana serait né à Matadi en 1945.
Très jeune, il s’imbibe des rythmes venus d’autres cieux (Cuba, Martinique, Jamaica, France, Espagne, Italie et les Etats-Unis) qu’il écoute dans sa famille.
Extrêmement populaire à l’époque, la musique de Kallé Joseph est un rythme qu’il apprécie beaucoup. Disons que c’est une sorte d’intelligent mélange entre musique africaine et musique Latine d’amérique.
À 17 ans, il chante à la chorale de l’Armée du Salut de son quartier. Puis se rapproche de Tabu Ley dans l’African Fiesta. Il y découvre la guitare de Nico Kassanda. Quand Tabu Rochereau quitte ce groupe pour l’African fista national, il le suit. Il commence à apprendre ce métier qui quelques années plus tard vont faire de lui un des plus grands artiste de son temps.
En 1968, il crée avec Dizzy Manzeku le Festival des Maquisards. Dans ce groupe, il y a un certain Dino Vangu, Lokombe, Ntesa Daniel, Diana… Notons qu’ils sont tous une bande de copains qui se connaissaient depuis très longtemps.
Quand Dalienst, Lokombe, Diana, Manzeku crée les Grands-Macquisard, Mangwana ne les suit pas. Il préfère rejoindre Ndombe Opetun dans l’Afrizam. On parle alors de Mwana Nzoku (Mangwana) et Mwana Ndombe (Ndombe Opetun). Le succès est total. Mangwana est surnommé " le moralisateur " car ses chansons contiennent toujours une leçon de morale.
Début des années 70, les mouvements de libération de l’Angola font parler d’eux tant à Brazzaville (MPLA) qu’à Kinshasa (FNLA). Sam Mangwana fait de la politique et s’affiche publiquement du côté du FNLA. La musique thème d’une des émissions fétiches de la communauté angolaise en exil sur radio-Kinshasa est signée par lui. Il chante en Portugais et en Kikongo.
En 1972, Sam rejoint Franco et son groupe le TP OK Jazz. Tabu Ley ne voit pas cela d’un bon œil. Il est sujet de conflit entre ces deux ténors de la musique Zaïroise.
Sam en profite pour hausser son image. Il travaille parfois avec Rochereau, tantôt avec Ndombe et parfois avec Franco. Ce comportement ne fait pas de plaisir à Franco. Notons que sur le plan musical, il devient la voix de Lutumba Ndomanueno et interprète Mabele, Ebale ya Zaïre…
En 1975, il retourne officiellement chez Tabu-Ley d’une manière brève. Il chante Mosekonzo.
En 1976, il part pour l’Afrique de l’Ouest. D’abord au Togo, ensuite en Côte d’Ivoire. À Abidjan, il fonde avec ses copains Dizzy Manzeku, Lokassa, Rigo Moya, Syrian Mbenza le groupe African All Stars.
Le succès est total. Mangwana cartonne. Il fait de la rumba congolaise ajoutée d’une rythmique " high life " chère à l’Afrique anglophone. Il chante aussi en français parlé dans les rues d’Abidjan. C’est l’époque de Suzana Coulibaly, Maria Tebbo, Germaine Eckens, Affaire Disco…
Il trône, il fait courir tout le monde. African All Star se disloque, Sam est de retour à Kinshasa. Il y retrouve Empompo et Ndombe. Ils créent " Tiers Monde Coopération ".
Quelques tournées, il repart sur la route. Cette fois, il choisit l’Afrique Australe. Il vit au Mozambique, chante, fait du succès, il visite l’Afrique du Sud et rêve de conquérir ce marché.
De retour à Paris, il fait la musique en solo. Il voyage beaucoup, fait des spectacles.
En 1998, il publie Galo Negro et en 2000, il chante l’album de Dino Vangu, un autre copain d’enfance.
Une histoire de fidelité. Fidèle à ses amis, fidèle à son style, fidèle à son pays, fidèle à sa langue.
Musicographie
http://www.afromix.org/disco/artistes/sam_mangwana/index.fr.html
http://www.thepothole.com/discog/eckins.html (Georgette Ecquins)
Entretien avec Sam Mangwana
http://www.jazzhouse.org/files/nargis2.php3?read
Galo Negra
http://www.swaves.com/Back_Issues/July98/sam_mangwana.htm
À propos de la Sam Mangwana sings Dino Vangu
http://www.congovision.com/music.html
Nuits et jours
http://www.africaonline.co.ci/AfricaOnline/infos/ivs/2598NUI1.HTM