observateur Kongo

AU SOMMAIRE en date du 24 Juin 20002

Kongo Central (Bas-Congo)

La Meteo dans le Bas-Congo cet avant-midi

L'OEBAK cherche 6 millions USD pour entretenir le pont suspendu route-rail de Matadi

République Démocratique du Congo

La RDC offre une vaste concession dans la Province Orientale limitrophe de l'Ouganda à la compagnie pétrolière Heritage Oil.

Afrique

Plusieurs ex-présidents africains poursuivis, un seul en prison


Kongo Central (Bas-Congo)

La Metéo dans le Bas-Congo cet avant-midi (INKISI, Point d'observation)

INKISI / BAS-CONGO
Local Time: 04:51 PM WAT on juin 24, 2002 [Africa/Kinshasa]

Length of Day 11:48
Lever du soleil 6:09 AM WAT
Coucher du soleil 5:57 PM WAT
Lever de la lune 5:42 PM WAT
Coucher de la lune 5:33 AM WAT

INKISI /DRCONGO 5.6° S 14.8° E
INKISI ET ENVIRON AUJOURD'HUI : 91° F. / 33° C.
Local Time: 06:48 PM WAT on juin 24, 2002 [Africa/Kinshasa]
Meteo de la semaine en cours :
Mis à jour: 01:00 AM WAT on juin 24, 2002
Lundi
Clair. Maximum: 91° F. / 33° C.
Lundi soir
Clair. Minimum: 64° F. / 18° C.

Mardi
Clair. Maximum: 93° F. / 34° C.
Mardi soir
Clair. Minimum: 64° F. / 18° C.

Mercredi
Clair. Maximum: 93° F. / 34° C.
Mercredi soir
Clair. Minimum: 64° F. / 18° C.

Jeudi
Clair. Maximum: 89° F. / 32° C.
Jeudi soir
Clair. Minimum: 62° F. / 17° C.

Vendredi
Clair. Maximum: 89° F. / 32° C.
Vendredi soir
Clair. Minimum: 62° F. / 17° C.

Samedi
Nuages épars. Maximum: 89° F. / 32° C.
Samedi soir
Clair. Minimum: 60° F. / 16° C.

Dimanche
Nuages épars. Maximum: 91° F. / 33° C.
Dimanche soir
Nuages épars. Minimum: 60° F. / 16° C.

L'OEBAK cherche 6 millions USD pour entretenir le pont suspendu route-rail de Matadi

L'entreprise Organisation pour l'équipement Banana-Kinshasa (OEBK) évalue à 6 milions de dollars américains les besoins du coût d'entretien du pont suspendu route-rail de Matadi qu'elle gère depuis la construction il y a vingt ans de ce pont construit par des consortiums japonais mais dont la partie rail est demeuré inexploité du fait de la non finalisation du projet de construction du tronçon de chemin de fer reliant la ville portuaire à la côte atlantique à Banana.
kinshasa , 24.06.2002

L'organisation pour l'équipement Banana-Kinsa (OEBK) est à la recherche de l'argent pour entretenir le pont de Matadi, dans la ville qui porte le même nom, dans la province du Bas-Congo.Des sources proches de cette structure, il revient que cette dernière à besoin de 6 millions de dollars US pour entreprendre ces travaux. L'entretien du pont de Matadi concerne particulièrement la peinture de son ossature, longue de 720 mètres dont 8 mètres de largeur qui repose sur deux poutres métalliques.En termes de matériel, ces travaux nécessitent une peinture spéciale, du matériel approprié ainsi que d'une main-d'oeuvre qualifiée. Ces travaux, renseigne-t-on, requièrent plusieurs mois. Car, avant l'application de la peinture proprement dite, il sera d'abord question d'installer quelques instruments d'échafaudage ainsi que le matériel de sécurité.Depuis son inauguration il y a bientôt 20 ans, cet ouvrage baptisé Pont Maréchal au départ, en rapport au rang militaire de l'ancien président Mobutu, ce pont ne subit jusque-là quelques travaux de maintenance finances grâce à l'argent généré au péage des véhicules qui le franchissent.Mais, s'agissant de sa construction, elle a été financée par le Japon, dans l'ordre de 34 milliards de yen (monnaie japonaise) qui représente plus ou moins 250 millions de dollars US. Sa réalisation a été rendue possible par les ingénieurs japonais, en collaboration avec leurs collègues congolais dans le cadre de la coopération entre nos deux pays respectifs.L'ex-pont Maréchal a été construit pour relier les 2 rives du Fleuve Congo entre Matadi et la partie enclavée du Bas- Fleuve dont la liaison était assurée par bac. Cette partie de la province du Bas- Congo revêt d'une grande importance sur le plan stratégique. Selon le projet, il devait permettre de désengorger le port de Matadi. C'est pour cette raison qu'il prévoyait également un rail qui devait relier le port en haute mer de Banana via le pont de Boma. Mais le chemin de fer ainsi que le port de Banana n'ont pas encore été réalisés. C'est l'OEBK qui a été responsabilisée pour gérer ce projet en partant par le port de Matadi, le seul ouvrage réalisé dans ce cadre.Cependant, le pont de Matadi ne constitue pas seulement une stratégie pour désengorgement du port de Matadi. Il reste également un avantage pour les voyageurs qui vont de part et d'autre du fleuve.En effet, si avant, ils étaient obligés d'attendre le rotations du bac, actuellement, ils n'ont pas de temps à perdre. Sauf dans le cadre des formalités administratives. Et puis encore, ce pont constitue un motif de sécurité pour les passagers et automobiles. Beaucoup d'entre eux ont chaviré, se retrouvant dans les eaux profonds fleuves.Au-delà de ces avantages sur le plan socio-économique, le pont de Matadi est également devenu l'objet de la curiosité touristique. Il est un véritable site que tous ceux qui arrivent Matadi veulent visiter. Cependant, il est malheureusement interdit de se photographier devant ou dans cet ouvrage. Les 6.720 câbles qui le soutiennent ainsi que sa domination sur la nature dont les montagnes et le fleuve font de lui l'une des grandes attractions de la province du Bas- Congo.
Bonie Tsala | Le communicateur.

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République Démocratique du Congo

La RDC offre une vaste concession dans la Province Orientale limitrophe de l'Ouganda à la compagnie pétrolière Heritage Oil.

Le journal allemand Die Tageszeitring révèle que le gouvernement de Kinshasa vient de signer le 10 juin dernier un contrat d'offre de concession de 30.000 Km2 située dans la Province Orientale à la frontière avec l'Ouganda à la société pétrolière Heritage Oil créée par un sujet britannique, M. Tony Buckingham, ayant des rapports avec le Parti travailliste au pouvoir à Londres. Les gisements pétroliers visés sont évalués à près d'un milliard de barils.
Kinshasa , 24.06.2002

Selon le journal berlinois « Die Tageszeitring », le gouvernement de Kinshasa vient d'offrir à la société pétrolière Héritage Oil une concession de 30.000 km2 située à la frontière avec l'Ouganda, dans la Province Orientale. Ce contrat signé le 10 juin dernier accorde à cette compagnie pétrolière des droits exclusifs pour plusieurs mois devant lui permettre de procéder aux travaux de premier forage, à démarrer le mois prochain. Une équipe d'experts de cette compagnie se trouve déjà sur place, indique-t-on.Toujours selon ce même journal, cette compagnie pétrolière a été créée par un certain Tony Buckingham qui s'était déjà signalé dans les années 90, dans une entreprise de mercenaires sud-africains du nom de « Exucutive Outcomes ».Une entreprise qui sera active plus tard en Sierra Leone sous le nom de Sandline.Les termes du contrat de cette concession ne précisent pas les éventuelles participations ultérieurs d'autres groupements de sociétés intéressées à ces gisements évalués à près d'un milliard de barils. On indique que si les extractions prévues pour cette année sont couronnées de succès, l'Ouganda qui est interessé au plus haut niveau, « pourrait réduire sa facture pétrolière et même exporter du pétrole via le Kenya, étant donnné que la même nappe pétrolière se retrouve dans une partie de la vallée du Rift appelée « la tombe d'Albert ».Il se fait cependant que les gisements de pétrole se trouve dans la partie congolaise dominée par de forêt dense et de coteaux abruptes et où sont actives de nombreuses milices armées irrégulières, une raison suffisante et recherchée par Kampala pour y déployer ses troupes aux fins de nettoyer ces proches des rebelles pour protéger ses investissements.La question qui se pose à ce stade est celle de savoir comment une compagnie pétrolière pourrait travailler dans une région livrée à des luttes sanglantes entre diverses milices armées irrégulières et les forces ougandaises. C'est ici le lieu d'épingler d'abord le dossier de cette compagnie pétrolière « Héritage Oil » qui, selon certaines sources, avait démarré ses activités par l'acquisition en 1994 de certaines concessions pétrolières en Angola placées sous la protection des mercenaires de la branche dite « Executive Outcome » contre les rebelles de l'Unita.Ensuite, cette compagnie domiciliée au Canada a obtenu des champs pétrolifères au Congo-Brazzaville où du reste des éléments de l'armée angolaise sont en mission d'intervention contre les rebelles Ninja et Cocoyes de l'ancien régime de Pascal Lissouba. A la fin du mois d'avril dernier, la compagnie de Tony Buckingham a vendu une partie de ses actions sans pour autant quitter le pays.Par ailleurs, Tony Buckingham est un habitué des couloirs du Parti Travailliste au pouvoir en Grande Bretagne et on rapporte que le ministre des affaires étrangères britannique ne tarit pas d'éloges sur les mercenaires qu'il trouverait plus efficaces et moins chers que les troupes de l'Onu pour restaurer la paix en Afrique autant des faits apparemment anodins mais qui ne constituent pas moins d'indications précieuses quant aux ramifications terribles de cette concession correspondant à la superficie de Belgique.Pour autant, ce contra représente le premier accord commercial signé depuis l'accord politique par Sun City donne toutes les apparence d'en être un des pendants économique financiers. Avec des prolongements en Angola et au Congo-Brazzaville où la compagnie dispose d'autres champs pétrolifères toujours placés sous la protection des mercenaires de cette branche qui a fait ses preuves dans les pays livrés à des guerres civiles atroces.On comprend dès lors l'intérêt de cet accord-cadre de Sun City et les raisons qui empêchent Kigali de dormir en paix. Interrogé, J.P. Bemba, 1er ministre désigné a affirmé qu'aucun accord commercial ne sera mis en cause.
Fidèle Musangu | Le Phare

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Afrique

Plusieurs ex-présidents africains poursuivis, un seul en prison

Une demi-douzaine d'anciens présidents africains font l'objet de poursuites judiciaires mais, après la grâce accordée mercredi à l'ancien dictateur malien Moussa Traoré, un seul reste emprisonné dans son pays : Pasteur Bizimungu, à Kigali. Moussa Traoré, dirigeant autocratique du Mali entre 1968 et 1991, condamné pour des crimes «politiques» et «économiques» à la peine de mort commuée en perpétuité, était détenu depuis onze ans. Au nom de la réconciliation nationale, M. Traoré et son épouse, Mariam, elle aussi condamnée à perpétuité, ont été graciés par le président Alpha Oumar Konaré. La plupart des anciens chefs d'État africains recherchés soit par leurs successeurs, soit par des citoyens victimes de leurs régimes, sont en exil, dans d'autres pays africains ou en dehors du continent. L'ancien président tchadien Hissène Habré par exemple, renversé en 1990, vivait depuis lors au Sénégal une tranquille retraite, jusqu'à ce qu'en février 2000, des accusations «d'actes de tortures» soient portées contre lui par des victimes tchadiennes soutenues par des défenseurs des droits de l'Homme. Habré avait d'abord été inculpé de «complicité d'actes de torture» par un juge de Dakar, avant que la Cour de cassation, rejetant le principe de la «compétence universelle», ne décide de l'"incompétence» de la justice sénégalaise à juger de faits commis hors du Sénégal par un étranger. Les accusateurs se tournent alors vers la Belgique, où le dossier est toujours pendant. En exil au Zimbabwe depuis mai 1991, le colonel éthiopien Mengistu Haïlé Mariam, le «Négus rouge», qui bénéficie dans ce pays du statut de résident permanent, est jugé par contumace depuis décembre 1994, pour «génocide et crimes contre l'Humanité», par la justice éthiopienne. Le 26 novembre prochain, son cas sera de nouveau examiné en son absence par la Haute Cour fédérale d'Ethiopie. Le président zimbabwéen Robert Mugabe refuse l'extradition vers l'Éthiopie de son hôte, d'abord hébergé dans une villa de Harare, puis transféré dans une ferme pour des raisons de sécurité. Le dictateur ougandais Idi Amin Dada, renversé le 11 avril 1979, est accusé d'assassinats et tortures par la justice de son pays, mais il vit un exil doré en Arabie Saoudite depuis qu'il a été chassé du pouvoir. Au moins 400 000 personnes sont mortes ou ont disparu pendant son régime, de 1971 à 1979. Il avait aussi ruiné l'économie de son pays, notamment en chassant quelque 70 000 hommes d'affaires indiens et pakistanais. L'ancien président centrafricain André Kolingba, accusé par son successeur Ange-Félix Patassé d'être l'instigateur du putsch manqué de mai 2001, est lui aussi en fuite, mais on ne sait officiellement pas où. Jusqu'à cette tentative, Kolingba coulait une semi-retraite très pieuse dans sa ferme de Bangui, bénéficiant, comme encore aujourd'hui l'ex-président David Dacko (1959-66 puis 1979-81) des avantages liés au statut d'ancien chef d'État. Exilé à Londres depuis son départ du pouvoir en 1997, Pascal Lissouba, ancien président du Congo (Brazzaville), a été condamné en décembre dernier, par contumace, à 30 ans de travaux forcés pour «crime de haute trahison». Il avait été condamné une première fois en 1999 à 20 ans de réclusion, pour complot visant à assassiner son successeur, Denis Sassou Nguesso. L'ancien président rwandais Pasteur Bizimungu quant à lui n'a pas échappé à la prison. Depuis le 23 avril, il est écroué pour «atteinte à la sûreté de l'État» et «détention illégale d'armes», des charges encore très floues. Issu de l'ethnie majoritaire Hutu, rallié en 1990 au Front patriotique rwandais (FPR), dominé par les Tutsis et au pouvoir depuis le génocide de 1994, M. Bizimungu avait démissionné en mars 2000 de ses fonctions de président de la République. Il s'était vu reprocher l'année suivante d'avoir violé la loi en annonçant la création d'un parti politique. À côté des ex-présidents aux retraites difficiles, d'autres, qui ont accepté le verdict des urnes, vivent chez eux ou à l'étranger sans être inquiétés. Ainsi de l'ancien président sénégalais Abdou Diouf, qui vit en France depuis avril 2000, ou du Ghanéen Jerry Rawlings, resté chez lui. Dans l'archipel de Sao Tomé et Principe, le dimanche, on rencontre parfois l'ancien président Manuel Pinto da Costa sur une plage, pique-niquant tranquillement avec sa famille, sans garde du corps ni limousine. Après un exil en France, l'Ivoirien Henri Konan Bédié, victime d'un putsch militaire en décembre 1999 et contre qui des poursuites judiciaires pour mauvaise gouvernance ont été abandonnées, est rentré dans son pays en octobre 2001. Il a récupéré la direction de son parti, désormais dans l'opposition.
2002-06-07 14:23, Agence France-Presse, Dakar
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