L’Après DIC : Une chance de vivre ensemble ou de
périr en bloc.
La clôture du dialogue intercongolais à Sun-City venait de donner naissance
à une nouvelle donnée qui a pris plus d’un congolais par surprise.
Kinshasa part en alliance avec JP Bemba dans ce que les congolais meurtris
par la guerre et la misère appelent dorenavant “
la Cause de la Patrie”.
Ce nouvel état des choses intervient au moment où le Congo
est confronté à des sérieuses difficultés économiques
et une guerre qui ne fait que prendre de l’ampleur.
Les medecins qui se sont empressés au chevet du grand malade de l’Afrique
Centrale commencaient à rearranger pinces, ciseaux et bistouris dans
leurs trousses lorsque soudainement, providence aidant, quelques signes de
vie sont detectés dans le chef du mourrant.
La cause de la patrie appele tout un chacun des Congolais à la loyauté
pour la nation et sa survie. Tout entreprise humaine n’étant pas parfaite,
n’importe quel critique pourrait déceler des failles dans la coalition
Kinshasa-MLC. Evidement, il y a aussi un grand nombre des questions qui militent
pour l’echec de cet arrangement qui parrait etre cousu au fil et à
l’aiguille, comme pour reprendre un commentaire du quotidien Sud-Africain
“ Mail & Guardian”.
Mais, il arrive dans la vie, et surtout en politique, qu’il n’y ait aucune
solution pour satisfaire toutes les parties.C’est pourquoi le jargon politique
renferme des termes comme élection, referendum, plebiscite et autres.
C’est justement pour trouver des solutions acceptables dans les matières
sociales qui ne rélevent pas des sciences exactes, étant donné
que la vie n’est pas un groupe d’équation que l’on peut balancer à
loisir.
Il arrive aussi que l’on doit commencer quelque part. Surtout lorsque l’attente
d’une solution entière à un problème donnée ne
fait que durer, mettant ainsi en peril la vie des 55 millions des congolais,
parce que les dirigeants ont des questions de conscience avec leurs loyautés
, placées au dessus de la loyauté à la nation.
Or en ce moment précis, le test de notre maturité en tant que
nation, réside dans notre habileté à saisir les moindres
signaux d’un compromis national qui nous conduirait vers une paix durable.
C’est dans ce contexte que se situe l’accord JKabila-JPBemba.
C’est un départ vers la route qui aurait été la moins
fréquentable, mais jusqu’à preuve du contraire, elle
demeure la solution de choix sur la table et sa reussite ou son echec pourrait
être la différence entre la survie de la nation et son peril
en blocs.
THOMAS NGOMA
L’Observateur Kongo 25.04.002