L'Information au Quotidien
Une selection de
Thomas Ngoma et Londa Mavungu
Le risque d'une partition de la RDCongo évoqué
au Conseil de sécurité
NEW YORK (Nations Unies), 14 mai (A.F.P.) -
Le risque d'une partition de la République Démocratique du
Congo (R.d.C) a été évoqué ce mardi lors d'un
débat public du Conseil de sécurité des Nations Unies,
organisé au retour d'une mission dans la région des Grands Lacs.
Jean David Lévitte, l'ambassadeur de France qui a dirigé la
mission du Conseil dans cette région, a souligné que des "progrès
considérables avaient été faits" mais qu'il fallait
maintenant éviter que la situation "se solidifie", ce qui aboutirait
à une partition de cet immense pays au centre de l'Afrique.
"Il y a un risque de partition à l'image de Chypre", a ainsi
déclaré le diplomate français, "mais, à
la différence de Chypre, les populations de la république démocratique
du Congo ne veulent pas être séparées".
"Les représentants de la société civile, a-t-il souligné, ont été unanimes à réclamer l'unité politique et administrative du pays, l'arrêt du pillage des ressources naturelles et le retrait des troupes étrangères". Depuis six ans le conflit dans la région des Grands Lacs, qui implique une demi-douzaine de groupes rebelles et les armées d'autant d'Etats, a causé la mort de 3 millions de personnes et en a déplacé au moins autant, selon les estimations généralement admises.
Près du tiers du pays, dans la région
orientale riche en matières premières ainsi que sa capitale
Kisangani, est pratiquement contrôlé par le Rassemblement congolais
pour la démocratie (RCD-rébellion), appuyé par le
Rwanda.
Des troupes de ce pays ont pénétré en RDC, jusqu'à plus de 600 kilomètres de la frontière, officiellement pour poursuivre les anciens soldats et miliciens responsables du génocide rwandais de 1994. La mission du Conseil a visité, du 27 avril au 7 mai, huit pays (Afrique du Sud, Zimbabwe, RDCongo, Angola, Ouganda, Tanzanie, Burundi et Rwanda) rencontrant chefs d'Etat, ministres, dirigeants de mouvements rebelles et représentants de la société civile.
Son rapport doit servir à définirr
la conduite de la communauté internationale face à ce
conflit que l'ambassadeur français a qualifié de "crise orpheline",
ne suscitant "ni les grands titres ni l'attention internationale". Ce rapport,
a ajouté M. Lévitte, est "l'exemple parfait de la volonté
d'engagement du Conseil de sécurité et de la place où
il peut faire une
différence".
Parmi les suggestions présentées mardi par M. Lévitte au Conseil figure la mise en place d'un "rideau de troupes" des pays voisins aux frontières orientales de la République démocratique du Congo, afin de "faciliter le retrait des forces étrangères". Cette mesure, approuvée par le représentant de la RDC Atoki Ileka, serait appliquée "pour une période limitée et dans une portion limitée du territoire". M. Lévitte a également évoqué la possibilité d'organiser une conférence internationale sur la paix, la sécurité et le développement dans la région des Grands Lacs, en même temps que le déploiement d'une "force solide dans le cadre de la Mission des Nations Unies en RDC (MONUC)". Et il n'a pas exclu que, après la mise en place d'une autorité de transition incluant toutes les parties, le mandat actuel de la MONUC puisse être attendu "à l'organisation et la conduite d'élections libres et justes".
Le gouvernement et le Mlc échangent enfin
des projets de constitution Conséquence: la descente à
Matadi, chef-lieu du Bas-Congo où devraient se dérouler
les travaux de rédaction du texte constitutionnel de la transition
ne pourrait plus intervenir ce jeudi, bien que cette date ait été
retenue par Comme quoi, le terrain n'est pas encore totalement
déblayé pour faciliter la rédaction, dans la sérénité,
de la
Depuis lundi, le gouvernement et le Mlc ont échangé leurs
projets de constitution. Et mardi, les délégués du mouvement
rebelle ont réagi en consignant leurs observations dans un mémoire
qui a été remis aux représentants du gouvernement. Ceux-ci
n'y ont pas encore répondu.
les deux principaux signataires. Ces derniers préfèrent consulter
à ce propos les signataires de la société civile
et de l'opposition non armée, pour ne pas les embarrasser.
constitution devant régir le pays pendant la période de la
transition.
Y.M
Le Potentiel
Le secrétaire général des Nations unies Kofi Annan pourrait notamment demander aux casques bleus de la Mission des Nations unies au Congo (MONUC) de fournir leur aide si toutes les parties sont d'accord, propose ce rapport qui sera présenté mardi aux membres du Conseil de sécurité.
Les membres de la mission onusienne ont visité la région des Grands lacs africains entre le 27 avril et le 7 mai. C'est la troisième tentative du Conseil de sécurité pour mettre un terme à la guerre civile congolaise qui déchire l'Afrique centrale. Outre le Rwanda, le Burundi et l'Ouganda, la guerre civile congolaise a des répercussions -à des degrés divers- sur le Zimbabwe, la Namibie et l'Angola.
ANGOLA, 16 MAI 2002 (0:23)
LA FAIM TUE DANS LES CAMPS INSTALLES POUR ACCUEILLIR LES REBELLES DE L'UNITA (BRIEF, GENERAL)
La faim en Angola n'épargne pas les anciens combattants de l'UNITA
(Union Nationale pour l'Indépendance Totale de l'Angola). Des sources
officielles indiquent que dans les camps dressés pour accueillir les
anciens rebelles et leurs familles, certains décès ont été
enregistrés. Il s'agit de 33 sites, à travers tout le pays,
où sont arrivés 85 pour cent des 55 mille militants de l'UNITA
accompagnés par 300 mille de leur parents. A Bie (500 kilomètres
au sud-est de Luanda), on enregistre 3 morts par jour pour cause de malnutrition.
Sur la base de l'accord passé entre les forces armées angolaises
(FAA) et l'UNITA (accord rendu possible par la mort dans une bataille du chef
historique du mouvement rebelle Jonas Savimbi) on devrait arriver d'ici le
21 mai au désarmement des rebelles. Parmi ces derniers, seulement 5
mille seront intégrés dans les rangs des FAA. Après 27
ans d'une guerre civile commencée après l'indépendance
du pays de la colonisation portugaise en 1975, le terrible héritage
se traduit par des chiffres hallucinants: un demi million de morts, 4 millions
de déplacés, plus de 10 mille mutilés et pas moins de
50 mille orphelins. Pour faire face à la situationhumanitaire, le gouvernement
du président Eduardo dos Santos a demandé l'aide de la communauté
international et celle du Pape Jean Paul II. On rappelle que l'Eglise Angolaise
est l'une des plus ancienne d'Afrique et 38 pour cent des 12 millions d'habitants
que compte le pays sont de confession catholique.
"Annoncée par des écrivains comme Mongo Beti ou Senghor, la nouvelle littérature africaine déferle avec une force et une inventivité rares, prêtes à insuffler une énergie neuve à l'écriture romanesque", soulignent les organisateurs, menés par l'écrivain Michel Le Bris.
Ils comptent mettre sur le devant de la scène cette "littérature de l'exil, du métissage culturel, bousculant les idéologies identitaires, refusant de s'ancrer dans une quelconque africanité et affirmant au contraire sa vocation universelle avec une belle vigueur", qui "concasse et réinvente la langue française".
Pour cette édition des Etonnants Voyageurs, festival traditionnellement ouvert sur les autres cultures, le thème de l'Afrique a été choisi après la réussite de son "petit frère", l'édition malienne de la manifestation, à Bamako en février.
La cité corsaire s'apprête à accueillir entre autres les Sénégalaises Fatou Diome et Aminata Sow Fall, le Nigérian Wolé Soyinka, le poète tunisien Tahar Bekri, le Sud-Africain André Brink, ainsi que le chef de file de la jeune génération d'écrivains africains de langue française, le Congolais Alain Mabanckou....
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Les crocodiles, chasseurs
munis de détecteurs ultra-sensibles
Les petites enflures en question, pas plus grosses
que l'ongle de notre petit doigt, sont criblées de minuscules crêtes
semblables à des poils disposés le long des mâchoires
supérieures et inférieures, selon la biologiste Daphné
Soares de l'Université du Maryland. Ces organes sont connectés
à un faisceau de nerfs hypersensibles et couverts d'une fine couche
de peau, deux fois moins épaisse que celle qui enveloppe le corps de
l'alligator. La chercheuse a mené ses travaux sur des alligators
du Mississippi: ils se sont révélés capables de ressentir
et de localiser exactement l'impact d'une unique goutte d'eau tombant dans
leur bassin, se retournant immédiatement et se dirigeant vers cet
endroit comme vers une proie. Les crocodiles n'ont cependant cette faculté
que lorsque la mâchoire repose au fil de l'eau, et que la partie inférieure
de la gueule est immergée. Ils se montraient incapables de distinguer
et se diriger vers l'endroit où la surface de l'eau était
perturbée si leur tête était complètement hors
de l'eau, ou au contraire entièrement immergée. Daphné Soares, pour confirmer sa théorie
des "dômes récepteurs", a également masqué les
renflements des mâchoires avec du plastique épais, et constaté
que dans cette configuration également, les reptiles ne ressentaient
aucune perturbation de leur milieu aquatique. Les 23 espèces de crocodiles vivant aujourd'hui
sont pourvus de ces récepteurs ultra-sensibles, et les marques visibles
sur l'os de la mâchoire de l'animal montrent que leurs ancêtres
préhistoriques les avaient aussi. D'ailleurs, ce système de détection
a probablement aidé ces créatures à survivre après
plus de 65 millions d'années. "Les crocodiles sont un groupe à l'ancêtre
commun qui a existé bien avant l'époque des dinosaures", selon
Daphné Soares. Même s'ils constituent un groupe à part,
les crocodiles ont en commun une chose avec d'autres survivants de la préhistoire,
tels que le serpent et l'ornithorynque. Tous sont dotés d'un faisceau
nerveux qui donne le signal au cerveau.
PARIS (AFP) - Les alligators, caïmans et autres crocodiles sont de
redoutables tueurs grâce à l'efficacité de bosses hyper-sensibles
situées le long de leurs mâchoires et qui leur permettent de
détecter le moindre frémissement à la surface de l'eau,
selon une étude publiée dans la revue Nature.
Transfert - Nantes: arrivée d'Ariza Makukula
Le15 mai (AFP) - L'attaquant de Salamanque (D2 espagnole)
Ariza Makukula, originaire de la République démocratique du
Congo, viendra bien la saison prochaine à Nantes (D1), avec un passeport
portugais, a confirmé mercredi le président du club nantais
de football Jean-Luc Gripond.
Makukula, 21 ans, qui vient d'acquérir la
nationalité portugaise, jouera d'ailleurs le Championnat d'Europe Espoirs,
qui débute jeudi en Suisse et s'achève le 28 mai, avec le Portugal. Le joueur était convoité par de nombreux
clubs espagnols et étrangers. Arrivé à Salamanque il
y a deux saisons, Makukula avait aussi joué une demi-saison l'année
dernière à Leganes (D2 espagnole). L'arrivée du joueur à Nantes avait
été annoncée par une source proche de l'encadrement de
Salamanque, le 23 mars.