R.D.C.
La R.D.C., le Congo-Brazzaville et l'Angola sont concernés par
des projets très importants et ambitieux pour lesquels travaille le
groupe (une filiale de la Belgolaise) où collabore Herman Cohen.
Kinshasa , 14.05.2002.
On ne présente plus l'homme. Ancien
« Monsieur l'Afrique » de l'administration Bush père,
Herman Cohen s'est aujourd'hui converti dans les affaires et les actions
de lobbying. Cette dernière activité lui colle tellement
à la peau que chaque fois qu'on le voit apparaître, on songe
tout de suite à une action politique...Arrivé à Kinshasa
au moment où s'engagent des manoeuvres politiques risquées
et alors même que certains congolais comme Jean-Oscar Ngalamulume
qui lui sont proches sont cités dans certaines moutures, il était
naturel que Le Phare pose à Herman Cohen la question de savoir si
sa visite était en rapport avec l'Accord de l'Hôtel Cascades.
Après avoir souligné qu'il ne s'était pas déplacé
pour des raisons politiques, l'ancien sous-Secrétaire d'Etat aux Affaires
africaines a déclaré que l'accord Gouvernement-MLC est une
bonne base et qu'il bénéficie du soutien américain.Revenant
à l'objet même de sa présence à Kinshasa, Herman
Cohen a révélé que sa visite avait trait à des
projets très importants concernant l'établissement industriel
sur la côte. La RDC, le Congo Brazzaville et l'Angola sont concernés
par ces projets ambitieux pour lesquels le groupe (une filiale de la Belgolaise)
qui travaille avec Herman Cohen est occupé à attirer des investissements.
Signalons qu'au moment où Herman Cohen quittait Kinshasa pour Luanda,
poursuivant ainsi sa mission de sensibilisation des chefs d'Etat des pays
concernés par les projets en chantier, la Maison Blanche par la
bouche de son porte-parole Ari Fleischer clarifiait sa position en se prononçant
en faveur de la démarche du président sud-africain pour un
accord global et un gouvernement inclusif en RDC.
Le Phare
.
Economie.
Tension sur le marché du sucre à Kinshasa : le malheur des
Kinois vient de Brazzaville.
Selon le directeur général de la Sucrière de Kwilu-Ngongo,
la pénurie de sucre qui frappe Kinshasa a commencé à
Brazzaville où le prix de ce produit connaît actuellement une
terrible surenchère.
Kinshasa , 14.05.2002.
Il
s'observe depuis un mois une tension assez prononcée sur le marché
du sucre à Kinshasa. Le sucre se fait rare et le prix est en train
de grimper au point de passer du simple au double dans certains points de
vente de la capitale. Du 1er mai au 13 mai, le sac de sucre de 50 Kg produit
par la Sucrière de Kwilu Ngongo est passé sur le marché
kinois de 11.000Fc à 15.000Fc. Rien n'indique que la tendance va
s'arrêter à ce niveau de prix.Cette situation, qui perturbe
les prévisions des consommateurs que sont les ménages, n'a
pas laissé les autorités congolaises indifférentes. Le
doigt accusateur a été pointé ainsi sur la Sucrière
de Kwilu Ngongo qui devait en conséquence produire des explications.
Dans l'opinion, les rumeurs sont allées dans tous les sens. Les langues
encore réservées imputent la rareté de cette denrée
de première nécessité, mieux la hausse de son prix,
à l'arrêt de l'usine suite à l'entretien des machines.
Dans le but d'avoir l'information exacte, Le Potentiel, ainsi que d'autres
journaux de la place, ont approché lundi 13 mai le nouvel administrateur-délégué
de la Sucrière de Kwilu Ngongo de passage à Kinshasa. M. Eric
Van Ecckout, parce que c'est de lui qu'il s'agit, a voulu couper court à
tous ces bruits qui se répandent sur Kinshasa, les uns aussi faux
que les autres. Ce qui se passe à Kinshasa sur le marché du
sucre, a-t-i1 dit, est lié à la situation à Brazzaville
depuis début avril. En effet, la capitale en face est fournie en sucre
par la Sucrière de Nkayi, dans le Sud du pays, en proie ces derniers
temps à la reprise de la guerre. De ce fait, la voie ferrée
qui relie Brazzaville au lieu de la production est carrément fermée.
Conséquence : la pénurie de sucre a commencé à
se faire sentir sur le marché. Et par principe de vases communiquant,
Kinshasa et Brazzaville étant les deux capitales les plus rapprochées
du monde, le sucre a commencé à passer de la rive gauche à
la rive droite du fleuve Congo où les prix sont alléchants.
Une tonne de sucre se vend à Brazzaville à 1000 $Us, autrement
dit un sac de 50 Kg à 50 $Us. Ce qui est une aubaine pour les marchands
de sucre et autres trafiquants qui utilisent toutes les voies pour gagner
et écouler à un prix rémunérateur.La loi de l'offre
et la demande étant, la quantité de sucre exportée à
Brazzaville a crée une distorsion des prix sur le marché. Ce
phénomène, a fait savoir M. Ecckhout, est étranger à
sa société qui n'augmente pas le prix de n'importe quelle
manière. Et de noter, tout en affirmant que l'approvisionnement demeure
régulier et que les quantités n'ont pas varié, que
la dernière augmentation de prix remonte à décembre
dernier. Le sac de 50 kg coûte jusqu'à ce jour 7.034 Fc, toutes
taxes comprises.Par rapport à 2001, l'administrateur délégué
de Kwilu Ngongo pense qu'ils feront une bonne campagne cette année,
laquelle débute le 7 juin prochain. D'autant que les conditions tant
agronomiques que financières (dans l'obtention des devises) ont été
meilleures.
Ce qui a permis d'avoir les engrais à temps. Il est convaincu qu'en
plus des conditions climatiques qui ont été favorables, la
production sera supérieure à celle de l'année passée
où ils ont produit 57.300 T. Il pense aussi que la qualité
du produit s'en suivra à cause surtout d'un investissement sur fonds
propres, qui vient d'être fait. Celui-ci entre dans le cadre d'un
plan triennal pour un montant de Usd. 6 millions. La première étape
a consisté à changer le procédé d'épuration
du sucre, étant donné que la Sucrière de Kwilu Ngongo
était la seule sucrerie au monde qui utilisait jusque-là la
double carbonations. Avec la nouveau procédé, la clarification,
M. Ecckhout, qui relève que sa société a besoin de 10.000.000
$US par an pour faire une campagne, est d'avis qu'il y aura un effet réduction
de prix et qu'il y a plus de probabilité que la couleur du produit
change, autrement dit que le sucre soit plus blanc. Rendez-vous est donc
pris à la fin de la campagne prochaine.
M.M.
Le Potentiel
CONGO-DEM.REPUBLIC,
14 MAI 2002 (12:5)
KISANGANI: COMBATS ENTRE RCD-GOMA ET MILITAIRES RWANDAIS, UN SOLDAT
DE KIGALI BRULE EN PUBLIC (BRIEF, GENERAL)
Des affrontements ont commencé peu après l'aube à
Kisangani (nord-est de la République Démocratique du Congo)
entre les soldats du Rassemblement Congolais pour la Démocratie (RCD-Goma)
et les militaires de l'armée rwandaise (APR), ont référé
des sources de l'agence MISNA. Ce sont les hommes du RCD-Goma qui ont ouvert
les hostilités. Des soldats congolais se sont en effet révoltés
contre les autorités du RCD-Goma et ont tué un soldat de l'APR.
Ils l'ont brûlé près du 'Congo Palace' en appelant la
population à se rebeller contre "les ennemis rwandais". La radio
nationale continue de diffuser des messages qui incitent la population à
chasser les ennemis, de façon à "ne plus voir un Rwandais dans
la ville". Selon des témoignages, des groupes de jeunes gens armés
de machettes et de bâtons seraient en train de se mobiliser contre
l'APR. Le couvre-feu a été décrété dans
l'aire urbaine. L'aéroport reste formellement ouvert mais aucun vol
n'est programmé aujourd'hui. Les combats se sont essentiellement déroulés
dans le centre ville et de nombreux civils ont fui du quartier de Chopo vers
Mangobo. Il est encore impossible de dresser un bilan des victimes. On ignore
également quelle étincelle a mis le feu aux poudres. Selon
certaines rumeurs, le RCD-Goma (soutenu par le Rwanda) pourrait s'être
divisé entre ceux qui sont favorables et ceux qui sont contraires
à l'alliance avec Kigali. Hier, le chef de l'Etat rwandais, Paul Kagame,
a ouvertement déclaré que l'APR n'avait pas l'intention de
quitter le Congo. (CC)
MISNA.
Angola
Fin de l'exploration dans le puits de petrole Ndemba I
Luanda, 14/05 - La Société Nationale des Combustibles "Sonangol
- Recherche et Production" a annoncé lundi, à Luanda, la fin
de l'exploration dans le puits "Ndemba - I" perforé dans le "bloc 34"
avec environ 6 mille km carrés par la sonde "Deepwater Discovery
".
Un document de cette entreprise a indiqué que le puits, dont la
perforation a debuté le 24 mars de l'annee en cours, n'a pas rencontré
des hydrocarbures, mais a fourni des données géologiques importantes
pour les futures travaux d'exploration dans ledit bloc.
Cependant, ajoute la même note, plusieurs autres produits y ont été
déjà identifiés, et la société chargée
du "bloc-34" decidera bientot, parmi ces produits, lequel sera selectionné
pour les travaux dans le deuxieme puits.
La "Sonangol - Recherche et production" opère dans le "Bloc 34"
avec 20 pour cent, aux côtés de la "Norsk Hydro (30 pour
cent) comme assistance technique, tandis que les autres partenaires sont
la "Phillips" (20 pour cent), "Petrobras" (15 pour cent) et Shell (15 pour
cent).