Vos nouvelles quotidiennes
Une selection de
Ngoma Thomas

Au sommaire du 11 mai 2002:
République Démocratique du Congo
Le RCD et douze partis appellent à la poursuite du dialogue inter-congolais
Congo rebels optimistic on further talks
CONGO-DEM.REPUBLIC (S, P/E): LE PRESIDENT BUSH SOUTIENT L'INITIATIVE SUD-AFRICAINE POUR LA REPRISE DU DIALOGUE.
Le wax hollandais subit depuis plusieurs années une concurrence féroce en Afrique de l’Ouest.

R.D.C.
Le RCD et douze partis appellent à la poursuite du dialogue inter-congolais

 
Le Cap, 10 mai (AFP) - Les rebelles soutenus par le Rwanda et douze partis de la République démocratique du Congo (RDC) réunis au Cap à l'invitation du président sud-africain Thabo Mbeki ont appelé vendredi dans un communiqué à "la poursuite immédiate du dialogue

LE CAP, 10 mai (AFP) - Les rebelles soutenus par le Rwanda et douze partis de la République démocratique du Congo (RDC) réunis au Cap à l'invitation du président sud-africain Thabo Mbeki ont appelé vendredi dans un communiqué à "la poursuite immédiate du dialogue inter-congolais".

Dans ce texte publié à l'issue des deux jours de pourparlers au Cap, ces organisations soulignent que le but de leur réunion était de "proposer des solutions concrètes pour sortir de la situation de l'absence de consensus sur le nouvel ordre politique inclusif (...) après les négociations de Sun City".

Elles en appellent, pour la poursuite du dialogue "sous un format réduit", à la médiation du président Mbeki et du président zambien Levy Mwanawasa, en maintenant la facilitation de l'ancien président botswanais Sir Ketumile Masire, "entouré, le cas échéant, d'une nouvelle équipe".

Les treize organisations réunies au Cap, dont les rebelles du Rassemblement congolais pour la Démocratie (RCD) qui contrôlent l'est du pays, avaient refusé l'accord de partage du pouvoir conclu le 18 avril à Sun City (Afrique du Sud) entre le gouvernement de Kinshasa et le Mouvement de Libération du Congo de Jean-Pierre Bemba, soutenu par l'Ouganda.

Cet accord prévoit que le chef de l'Etat Joseph Kabila reste président pendant une période de transition en RDC avant la tenue d'élections, et attribue le poste de Premier ministre à Jean-Pierre Bemba.

Les organisations réunies au Cap ont sollicité l'appui de la communauté internationale pour la reprise du dialogue inter-congolais, en particulier de la Communauté de développement d'Afrique Australe (SADC), de l'Union africaine, de l'Union européenne et de l'ONU.

Jeudi, le président américain George W. Bush avait remercié Thabo Mbeki par téléphone pour avoir accueilli les pourparlers du Cap.

Malgré l'absence de Kinshasa et du MLC, les rebelles du RCD ont exprimé vendredi leur optimisme quant à la reprise de négociations pour un gouvernement d'unité nationale.

"Je pense qu'il y a une bonne chance qu'après la réunion du Cap le dialogue politique recommence bientôt", a déclaré à l'AFP Bizima Karaha, l'un des responsables du RCD.

Valentin Mubake, de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), a souligné les efforts de Mbeki en ce sens. "Il a parlé avec le président Bush, qui soutient son point de vue. Il cherche tous les soutiens possibles pour créer une entente commune, pas seulement en Afrique, mais dans le reste du monde, pour un retour à la table de négociation de manière à aboutir à un accord complet pour tout le peuple du Congo".

L'ambassadeur d'Afrique du Sud à Kinshasa, Sisa Ngombane, a indiqué à l'issue des pourparlers que Thabo Mbeki était prêt à accueillir dans son pays un nouveau round de négociations.

Kinshasa et le MLC ont l'intention de mettre en place leur nouveau gouvernement en juin prochain.

Certains des partis politiques congolais présents au Cap ont indiqué qu'ils étaient prêts à accepter Jean-Pierre Bemba comme Premier ministre, si cela devait être une étape sur le chemin de la paix.

"Kabila comme président, Bemba comme Premier ministre, si c'est ce qu'il faut pour avoir la paix au Congo, nous sommes prêts même à cela", a ainsi déclaré à l'AFP Joseph Olenghankhoy des Forces novatrices pour l'union et la solidarité.

En revanche, pour d'autres les négociations sont un préalable. "Tout peut arriver dans les négociations, mais nous avons d'abord besoin qu'elles se tiennent", a ainsi souligné François Lumumba, dirigeant du Mouvement national Congolais/Lumumba (MNC/L).

En haut

Congo rebels optimistic on further talks
The Times Of India Etienne Tshisekedi (L) , Congolese politician from the opposition UDPS party signs an agreement struck during informal talks between rebels and oppsition groups from the Democratic Republic of Congo held in Cape Town 10 May 2002. The talks, hosted by South African president Thabo Mbeki, aimed to revise a partial accord struck last month. AFP
CAPE TOWN: Rwandan-backed rebels from the Democratic Republic of Congo (DRC) emerged from talks with South African President Thabo Mbeki on Friday optimistic that peace negotiations will resume soon in search of an interim government of national unity.

Bizima Karaha, of the Rwandan-backed Congolese Rally for Democracy (RCD), which controls the eastern third of the vast central African country, told AFP: "I think there is a good chance that after the Cape Town meeting the political dialogue can resume soon".

The two days of talks included 12 DRC political parties that were excluded from a pact signed last month by the Kinshasa government and a rival rebel group backed by Uganda on the sidelines of marathon peace talks in Sun City, South Africa.

Under that agreement, President Joseph Kabila will remain head of state and the armed forces, with Congolese Liberation Movement (MLC) leader Jean-Pierre Bemba becoming prime minister, a new post.

The RCD was offered lesser posts, which it refused, raising fears that the four-year-old war in the DRC, in which Angolan and Zimbabwean troops are fighting on the government side, would flare up again.

US President George W Bush thanked Mbeki by telephone Thursday for hosting the Cape Town talks, Bush spokesman Ari Fleischer said in Washington.

The rebel and political party representatives who met with Mbeki said he had promised an international campaign to win support for a reopening of the dialogue although both the MLC and the Kinshasa government appear reluctant to hold further talks.

They boycotted the Cape Town discussions, telling the South African government it was "too soon" to meet with the RCD.

Valentin Mubake of the opposition Union for Democracy and Social Progress told AFP: "He (Mbeki) has talked with President Bush, who supports his view. He is looking for every support to create a common understanding, not only in Africa, but the rest of the world, that we need to go back to the negotiating table and find a full accord for all the people of the Congo. He said he would start working on this tomorrow (Saturday)".

Mubake said Mbeki had pledged that South Africa was ready to host further talks.

"He said it was imperative that the talks be held before Kabila and Bemba form a new government, which they are planning to do in early June. Once they have done that, it will be more difficult to change things."

RCD representative Thomas Nziratimana told AFP: "We are asking him (Mbeki) to help reopen the dialogue and we are also calling for a regional summit involving all the countries involved in the war."

South African Foreign Minister Nkosazana Dlamini-Zuma has admitted that the absence of the Kinshasa government and the MLC from the Cape Town talks was a blow to Mbeki's initiative, but his office said he would speak to the MLC and government at a later stage because he "wants all the parties to get together".

En haut

LE PRESIDENT BUSH SOUTIENT L'INITIATIVE SUD-AFRICAINE POUR LA REPRISE DU DIALOGUE.
CONGO-DEM.REPUBLIC, 10 MAI 2002 (18:28)
(STANDARD, POLITICS/ECONOMY)

Le président américain George W. Bush a remercié hier soir par téléphone son homologue sud-africain Thabo Mbeki, lui exprimant son soutien à l'initiative de réunir à nouveau autour de la table des négociations tous les participants au 'Dialogue Intra-congolais'. C'est ce qu'a fait savoir le porte-parole de la Maison Blanche Ari Fleischer, en précisant que Bush avait renouvelé son appui à Mbeki, faisant l'éloge des efforts réalisés jusqu'à présent pour aider les Congolais à trouver un accord sur un gouvernement transitoire. A travers son coup de fil, Bush a clairement démontré la position de son gouvernement sur l''impasse' zaïroise, se prononçant en faveur d'un retour au dialogue pour arriver à une entente globale. Contrairement à la France et à la Belgique, les Etats Unis n'ont pas apprécié l'accord partiel signé à Sun City par le gouvernement de Kinshasa et par le Mouvement de Libération du Congo (MLC) de Jean Pierre Bemba, auquel a ensuite adhéré le Rassemblement Congolais pour la Démocratie-Mouvement de Libération (RCD-ML ou RCD-Bunia), dirigé par Mbusa Nyamwisi. Dans la ville du Cap, les entretiens ont effectivement repris, de manière informelle, en présence des délégués de l'ASD (Alliance pour la Sauvegarde du Dialogue Inbtra-congolais, fondée par de nombreux membres de l'opposition et présidée par Etienne Tsisekedi) et d'autres partis politiques. Manquent cependant à l'appel le gouvernement de Kinshasa et le MLC de Bemba, mais selon certaines sources locales, des représentants de ces deux parties devraient arriver en Afrique du Sud dans les prochains jours. Après une heure de discussion avec les 24 premiers délégués qui ont répondu à l'appel, Mbeki les a laissés débattre jusqu'à tard dans la soirée. Certains d'entre eux ont réaffirmé leur opposition à l'accord partiel de Sun City, comme Franck Diongo Shamba, du Mouvement Lumumbiste progressiste (MLP), qui l'a défini "un accord privé et immoral, conclu dans une chambre d'hôtel". Tous espèrent cependant que l'exécutif de Joseph Kabila et le MLC de Bemba répondent par l'affirmative à l'invitation de se rendre au Cap. Signalons enfin que le médiateur du 'Dialogue Intra-congolais', Ketumile Masire, n'était pas dans la ville sud-africaine hier. Tant que les rencontres sont considérées comme 'informelles', Masire aurait en effet préféré en confier la supervision à Mbeki. (CC)
MISNA.

En haut

Le wax hollandais subit depuis plusieurs années une concurrence féroce en Afrique de l’Ouest.
(Syfia Bénin/Togo/Côte d’Ivoire) Le wax hollandais subit depuis plusieurs années une concurrence féroce en Afrique de l’Ouest. Des industries asiatiques et nigérianes en piratent les motifs pour les reproduire sur des tissus qu’ils proposent beaucoup moins cher à leurs clients. " Le wax hollandais est sérieusement en difficulté. Il souffre de la contrefaçon. Ses parts de marché dans le golfe de Guinée sont gravement rongées par des tissus fabriqués dans des usines qui se contentent de copier impunément ses dessins ". Thomas Toudonou, directeur du développement industriel au ministère béninois de l’Industrie et du commerce pose de façon claire le diagnostic de la concurrence déloyale que subit le tissu africain made in Pays-Bas. Imprimé à la cire (wax en anglais) et communément appelé "wax hollandais", il est destiné essentiellement à la confection de vêtements (cf. encadré).Les importations de wax au Bénin sont tombées de quelque 505 tonnes en 1999 à 216 t en 2000. Au Togo, les importations sont passées de 2708 t en 1997 à 708 t en 2000 : presque le quart !Le déclin du wax hollandais a commencé avec la dévaluation de 50 % du franc cfa en 1994. Le prix moyen de la pièce a doublé, passant de 22 500 F cfa à 50 000 F cfa (225 à 500 FF), un prix très au-dessus des moyens de la clientèle. On a assisté, dès lors, à la copie quasi-systématique des dessins de la marque Vlisco (du nom de l’entreprise qui imprime ce tissu). Pour satisfaire la clientèle attachée à "l’aspect flatteur" du wax hollandais, des usines pirates inondent les marchés d’Afrique centrale et de l’Ouest de tissus de contrefaçon imprimés à la cire et de tissus bas de gamme appelés fancy. En Côte-d’Ivoire, au Togo, au Bénin et dans d’autres pays africains, des commerçants locaux (nationaux, libanais et indo-pakistanais) font copier par des spécialistes les dessins et les motifs des tissus hollandais dès leur sortie. Les contrefacteurs sont installés surtout en Asie et au Nigeria. Il leur suffit ensuite de reproduire ces dessins sur leurs tissus. " L’imitation est de plus en plus si bien faite qu’il faut être un connaisseur ou une personne avisée pour distinguer l'original de la contrefaçon", assure Georgette Kouassi, vendeuse de tissus au marché d’Adjamé à Abidjan."Imitation parfaite".

Le wax nigérian s'est ainsi taillé la réputation d'un "produit valable" car il est fait sur un tissu épais et ses couleurs sont bien fixées. Avec le temps, les Nigérians ont appris à maîtriser la technique de l’impression à la cire. " Ce qui est grave, signale Jeanne Fourn, une Béninoise, grossiste de pagnes, c'est que certains contrefacteurs asiatiques mettent sur la lisière de leurs tissus l’inscription 'Véritable wax hollandais'". Une bonne partie de ces faux entre dans les pays du Golfe de Guinée en fraude. Soit ils ne sont pas dédouanés, soit ils bénéficient de frais de douane minorés. Selon, Mme Doukouré, conseiller technique au ministère de l’industrie en Côte d’Ivoire, ces contrefaçons occupent plus de 50 % du marché ivoirien.Avec l'amélioration de leur qualité, ces pagnes d'imitation ont acquis la faveur des clients car ils sont plus accessibles que le wax véritable. Aujourd’hui, au Bénin, il faut compter 12 000   cfa pour un wax nigérian contre 55 000 à 90 000 F cfa pour un original. Le fancy, lui, ne coûte que 8500 F en moyenne.Face à cette rude concurrence, la société Vlisco cherche la parade. Elle cherche des dessins dont les effets seront difficiles à copier. Les plus prisés sont enregistrés à l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (Oapi). Vlisco a aussi tenté, sans succès, de mener des actions de saisie ou de fermeture des usines asiatiques.Des saisies au Bénin.

" Nous sommes complètement désarmés face à ces industries de piratage, parce qu’elles ne mettent pas leurs noms sur les tissus d’imitation qu’ils produisent ", confie Livingstone Agbobli, directeur adjoint de Vlisco Africa company-Togo. La compagnie néerlandaise et ses filiales africaines ont décidé de concentrer leurs efforts sur l’Afrique de l’Ouest, qui est le plus grand marché mondial de consommation des tissus imprimés. Vlisco a racheté des industries textiles locales comme Uniwax en Côte-d’Ivoire et Gtp au Ghana. L’objectif est de produire sur place des tissus fancy ou wax à des prix concurrentiels. Question d'identité, le véritable wax hollandais continue à être fabriqué aux Pays-Bas. Depuis 1995, Vlisco organise des campagnes de presse pour mieux faire connaître son produit et mettre en garde le public contre les imitations. Dans des communiqués radiotélévisés, la société menace les vendeurs de saisir et de détruire les tissus contrefaits. Elle est même passée à l'acte au Bénin, en août dernier. De faux wax ont été saisis. Mais les revendeuses ont si vigoureusement protesté que le ministre de l’Industrie et du commerce est intervenu pour leur accorder un délai de grâce. Elles ont jusqu'au 31 décembre 2001 pour se mettre en règle.Malgré cet accord, Patrice Catharia, le directeur de la Cbnd, l’une des deux sociétés distributrices du wax hollandais au Bénin, oscille entre fatalisme et réalisme : " Le phénomène de la copie continuera certainement, puisqu’il existe un marché pour cela. Mais le wax hollandais ne va pas disparaître pour autant, puisqu’il est solidement ancré les mœurs, notamment celle de la haute classe africaine ". Emmanuel V. Adjovi (avec la collaboration de Honoré Blao et de Kabié Boni) .


En haut

Imprimer Imprimer cette page

Pour réagir à ce texte au forum

retour à la page d'accueil