Éditorial
Le Congo a besoin d'une conscience claire
par Thomas Ngoma, le 26 janvier 2002

Dans son ouvrage intitulé "L'Ami du Peuple", Jean-Paul Marat avait une fois constaté avec un bonne dose de certitude et de conviction que : "Une société incrustée de tabous et fondée sur le profit appelle un refus total, et ceci d'autant plus qu'elle a su se faire accepter de ceux-la même qu'elle exploite".
Elias Farah de rencherir presque sur la même note dans "La Patrie arabe" que : "les intérêts des peuples ne peuvent s'opposer".

L'histoire de notre planète est un repertoire d'écrits et des idées que l'humanité a jugé de prendre en considération ou de laisser pour compte selon qu'une pensée donnée a cadré ou pas avec les contextes du moment et les perpétuelles mutations de l'histoire. Le nouvel ordre mondial ne joue que sur les consciences capables d'appréhender les nouvelles données et impératifs de nos jours. Parce que hier est deja revolu.

C'est pourquoi le monde parle en termes nouveaux en ce qui concerne le progrès social , le nouvel ordre économique mondial et la politique globale dont fort malheureusement , les commandes sont tenues par les plus nantis , mais à la l'euphorie totale de ceux qui ne parviennent pas encore à embrasser la meche lumineuse de la course effrénée vers les lendemains de la planète.

Le progrès du peuple se doit de se libérer des tabous qui militent pour le seul profit de l'individu. Car la résultante est une acceptance naive , et un brin fatalistique d'une démarche vers l'auto-destruction. Elle entraîne aussi une opposition délibérée, et une méfiance justifiable vis-à-vis des uns et des autres. Une nation composée d'un peuple sur la défensive, est une nation difficile à gérer.

Une nation qui embrasse le progres commun est une nation pleine de promesses vers un avenir radieux. Le Congo a besoin d'une conscience claire!

THOMAS NGOMA.

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