Lusikamu


Projet Okapi:
De l'eau du fleuve Congo, jugée bonne à être distribuée au Moyen Orient
L'Avenir (Kinshasa)
July 4, 2001
Kinshasa
Un colonel à la retraite de l'armée américaine habitant Dallas au Texas, Don Campbell, sexagénaire, vient de concevoir un projet de construction d'un pipeline de deux mille kilomètres de long capable de puiser 200 m3 d'eau du fleuve Congo à la hauteur de Lisala pour desservir l'ensemble du Moyen-Orient. Ce projet, " Okapi pipeline " dont le coût est estimé à 7 milliards de dollars américains, sera exécuté par un Conglomérat d'entreprises américaines regroupées au sein de "Sapphire aqua corporation" (Sac) dont Don Campbell est le chief executive officer, a indiqué "Documentation et Informations africaines", citant une correspondance de Crispin Nlanda Ibanda.
Selon la même source, la construction dudit pipeline partirait de Lisala (territoire Nord de la Rd-Congo), en passant par la République Centrafricaine, au port Soudan, avant d'atteindre son étape ultime.
Se référant à ses sources, Dia fait savoir que l'eau sera la cause d'une troisième grande guerre mondiale dont le point de départ se situera au Moyen-Orient. Pour tenter de parer à cette éventualité, Don Campbell pense que la solution ne peut venir que du bassin du Congo dont les eaux sont parmi les moins pollués du monde et les plus faciles à traiter.
Les études de faisabilité menées par Sac et confirmées par des experts congolais à Kinshasa ont montré que puiser 200 m3 d'eau par seconde à la hauteur de Lisala, n'influe pratiquement pas sur le débit du fleuve au large de Moanda, au Sud, où le débit moyen est de 42.000 m3 par seconde. Après la ligne Nord dont les fonds sont déjà constitués, "Sapphire aqua corporation " entend construire une ligne sud qui partirait de Moanda à Walvis Bay en Namibie. Cette ligne est cependant déjà un programme de la Sadec pour laquelle la Communauté cherche des fonds.
Quoi que les pays du Moyen-Orient soient l'objectif final de ce projet, "Sapphire aqua corporation " n'accepte pas d'être financé par un quelconque Etat. "Nous avons reçu une demande expresse d'un groupe juif délégué par le gouvernement israélien pour financer la totalité des travaux mais nous avons rejeté l'offre, affirme Don Campbell. Nous refusons aussi toute offre de la part des Etats arabes. Nous voulons prévenir l'indépendance du projet ".
L'idée maîtresse est de résoudre un des problèmes fondamentaux de la crise israélo-arabe. Pour résoudre cette crise le département d'Etat américain a prévu de dépenser dans les cinq ans qui suivent pas moins de 120 milliards de dollars dont la moitié serait affectée au traitement d'eau, affirme le patron du Service des Communications informatisées de l'armée américaine.
La Banque mondiale a pour sa part, prévu les dépenses de l'ordre de 800 milliards de dollars d'ici 25 ans pour essayer de résoudre le problème d'eau potable dans le monde.
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